Ce sont les premiers à avoir osé critiquer cet indicateur, en proposant une mesure alternative du bien-être économique.
Ayres, On the practical limits to substitution, Ecological Economics, 61, 1, 2007 : 115-128.
Ce système est élaboré de sorte quil puisse servir aux niveaux global, national et local.Dans le rapport officiel 14, la Suisse bordello varsavia admet qu'avec une empreinte écologique encore trois fois trop élevée, elle ne représente pas, à ce jour, un pays durable.Le développement durable peut se mesurer par des indicateurs isolés ou par un ensemble dindicateurs.La même année, les Nations unies publient leur rapport sur l'évaluation des écosystèmes pour le millénaire qui s'intéresse à l'importance des écosystèmes pour les sociétés humaines.Cet indicateur reste exclusivement monétaire et rend les trois types de capitaux interchangeables.La controverse autour des indicateurs du développement durable rappelle que la définition de ce dernier est du registre de l'idéologie et que la sélection dindicateurs pour le mesurer reste un choix éminemment politique et conflictuel et ne peut relever dun simple exercice technique délégué.Contrairement à l'IDH, il prend l'environnement en compte et permet une classification plus pertinente de la performance des pays.Il existe une série d'indicateurs dits alternatifs, dont certains sont de plus en plus utilisés.Pourtant, le respect des impératifs du développement durable peut aussi être source dopportunités et de profit pour les entreprises qui ont choisi de sengager dans le secteur des activités respectueuses de lenvironnement.
La première appelle à une définition rapide d'indicateurs pertinents alors que la seconde lutte pour dénoncer les urgences et appelle à l'action.




Pilier international (promotion de laide publique au développement, partenariats avec les PVD).Le rapport sur les Objectifs du millénaire pour le développement (2001) a défini 58 indicateurs (UN, 2007 21) alors que la Commission des Nations unies pour le développement durable a proposé 134 en 1996 et plus que 96 en 2006.Léconomiste avertit que celui-ci ne pouvait servir à évaluer le bien-être dune nation.En revanche, ceux qui choisissent de sengager dans une démarche de préservation de lenvironnement sont incités à le faire par le biais de mesures fiscales : un consommateur qui décide dacheter un véhicule émettant peu de CO2 peut espérer bénéficier dune aide gouvernementale.Kestemont (2010) considère que tout indice synthétique impliquant les opérations arythmétiques ou géométriques relève, de par sa forme mathématique, de la soutenabilité faible car une substitution est possible entre facteurs pour améliorer la performance.En fait, linventeur du PIB (l'économiste Simon Kuznets) reconnaissait ses limites et n'a jamais œuvré pour qu'il serve à évaluer le bien-être dune nation.Pour la croissance du revenu et du niveau de vie de qui?" Elle conclut en soulignant que largent reste un moyen, et ne devrait pas être considéré comme une fin en soi, car ce qu'il faut développer, ce n'est pas de l'argent mais du bien-vivre.Dans le même temps, on constate que les politiques économiques de la seconde moitié du XXe siècle nont guère amélioré la situation des plus pauvres.Cette remise en question va se poursuivre mais lusage du PIB reste encore aujourdhui courant pour évaluer le bien-être, bien que ses insuffisances soient reconnues (typiquement, dans le Rapport Attali 2010).
Enfants dans le bois de Vincennes (Val-de-Marne).
Les milieux académiques et citoyens se sont ainsi peu à peu appropriés les valeurs du développement durable et ont émis des critiques qui ont permis de faire évoluer la manière de le mesurer.


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